Philadelphia, naissance d’un peintre

Ville de l’amitié fraternelle, Philadelphie,
capitale des arts au XIXe siècle aux États-Unis,
est la cité où Léon Delachaux fonde sa famille
et découvre sa vocation.

Léon+Pauline+Clarence

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Autoportrait au manteau (détail). Craie noire, 30 x 30 cm, collection privée
Portrait de Pauline en chapeau (détail), 1894. Pastel sur papier marouflé sur toile, 56 x 47 cm, collection privée
Portrait de Clarence Delachaux (détail), 1887. Huile sur panneau, 39,5 x 31,8 cm, collection privée
Photographies : Stéphane Briolant

Philly ne se contente pas d’être la ville des arts et la ville douceur,
elle conserve en son cœur les fondements de son peuple :
la Déclaration d’Indépendance du 4 juillet 1776 et la Constitution de 1787.

En 1875, Delachaux y épouse Marie-Apolline Noël, émigrée de France comme lui,
qui lui donne leur unique fils, Clarence.

En 1876 Delachaux est recensé comme graveur sur boîtiers de montres.
Cette année-là se tient à Philadelphie la Centennial International Exhibition
(l’Exposition universelle). C’est là, à 26 ans, qu’il a le choc de la peinture.
Il entre à la Pennsylvanian Academy of the Fine Arts (P.A.F.A.).

Un homme, un peintre est né.

Avec sa famille, Léon Delachaux habite un studio au n°1934 de la Locust Street,
studio qu’il partage avec un autre étudiant de la P.A.F.A., le sculpteur roumain Carol Storck.
Il y peint ses modèles.
À la P.A.F.A., il suit les cours de Thomas Eakins, père du réalisme américain,
un rien provocateur et controversé.

PAFA
Pennsylvania Academy of the Fine Arts, Philadelphie, PA

Delachaux expose aux États-Unis de 1880 à 1915 :
Louisville-KY, New-York-NY, Boston-MA, Philadelphie-PA,
Indianapolis-IN, Pittsburg-PA, Saint Louis-MI.
À la P.A.F.A. de Philadelphie, ses œuvres sont présentes tant dans des expositions
temporaires que permanentes.
Son collectionneur, Harrison Earl, prêtait à la P.A.F.A. ses collections ;
six œuvres de Delachaux y ont ainsi été longuement exposées ensemble.

unfortunate accident
The Unfortunate Accident, circa 1880. Huile sur toile, 36,8 x 21,6 cm, collection privée
Photographie Stéphane Briolant

En 1883, c’est le marchand américain de Léon Delachaux qui finance le retour en France
de toute la famille.
En contrepartie, le peintre doit renvoyer toutes ses œuvres peintes en France à Philadelphie.
C’est la raison pour laquelle beaucoup d’œuvres de Léon Delachaux sont aux États-Unis.

œuvres américaines
Summer (détail), 1881. Huile sur toile, 56 x 51 cm, collection privée
The Affectionate Mother (détail), 1883. Huile sur toile, 45,7 x 38,7 cm, collection privée
Grey Day at the Bridge in Grez (détail), 1885. Huile sur toile, 40,01 x 60,33 cm, collection privée
Photographies Stéphane Briolant

La nationalité de Delachaux trouble parfois les historiens.
En effet, il naît en France, a la nationalité suisse par son père,
est nationalisé américain en 1883 et recouvre la nationalité française en 1907,
tout en gardant sa nationalité suisse, inaliénable !

C’est à Saint-Amand-Montrond, petite ville du centre de la France, qu’il décide d’acquérir,
en 1900, une jolie maison-atelier où il passe ses vingt dernières années,
tout en continuant son itinérance dans les campagnes françaises,
ainsi qu’à Paris et à Grez-sur-Loing près de son fils Clarence et de sa famille.

Léon Delachaux s’éteint en 1919 ; il est inhumé à Grez-sur-Loing, aux côtés de son épouse.

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